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Festival régional « Camino » - Agir pour la non-violence
Article mis en ligne le 1er juin 2006
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A Tournefeuille (31), les 1, 2 et 3 juin 2006

Le Festival Régional « Camino », agir pour la non-violence, est une première en France. En effet, Camino est la première manifestation régionale d’envergure visant à promouvoir la non-violence sous toutes ses formes.

Manifestation festive Camino accueillera des créations artistiques pour transmettre des messages de non-violence et réunira des stands d’associations dans les domaines de la formation à l’action non-violente et à la gestion positive des conflits, de la défense de l’environnement, de la défense des droits de l’hommes et des minorités, de l’économie alternative et solidaire, de l’éco construction mais aussi du bien-être…

Camino est proposé par l’ACSE (Association Columérine Socio-Educative) et organisé par un collectif d’associations régionales.

Aujourd’hui
Chacun s’accorde sur la prégnance de la violence dans nos relations, dans la manière de gérer les conflits qu’ils soient interpersonnels, entre des groupes où entre les Etats. Les guerres, les injustices et des souffrances dessinent l’actualité dans le monde. Les violences en tous genres semblent nous être tellement familières que souvent elles constituent une culture qui s’éloigne pourtant de nombreux discours incantatoires sur le respect de l’humanité, de la justice et de la dignité de chacun.
Quelques soient les violences constatées, chacun peut observer qu’elles sont toujours présentées comme nécessaires, légitimes voire honorables. Les justifications en tous genres fusent sans que l’on se rende compte parfois qu’elles s’éloignent de l’essence même des valeurs qui a pu les faire naître. Lorsque la violence est appliquée il y a toujours de l’incohérence et systématiquement de l’aveuglement !
Où nous conduit le festival CAMINO ?
Le festival CAMINO est une étape sur le chemin de la connaissance et de la découverte de la non-violence longtemps cantonnée à des représentations erronées. La non-violence en est le fil conducteur. Le fil qui peut nous conduire vers une véritable force d’action en cohérence entre les fins et les moyens.
Le festival Camino est un point de convergence pour se ressourcer, pour découvrir, se découvrir, pour apprendre, pour améliorer nos relations à l’autre, à l’altérité.

De nombreuses personnes agissent dans des domaines très divers sans pour autant relier leurs actions avec la non-violence. Et pourtant ! Certains font de la prose sans le savoir. Dans des domaines très variés il est possible de trouver le dénominateur commun de la non-violence. De l’économie alternative et solidaire, de la défense des minorités, de la lutte contre le racisme, du respect de l’environnement, de l’agriculture et la construction bio en passant par l’éducation à la gestion positive de conflits dans les écoles, collèges et lycées jusqu’à des techniques de relaxations et de bien-être, le cœur des liens qui unissent tous ceux qui agissent au travers de ces thèmes sera bien entendu celui de la non-violence. Chacun aura à l’esprit de présenter ses propres activités à l’aune de la non-violence.
Apprendre ses fondements et découvrir sa pertinence en écoutant aussi des messages de paix et de fraternité porté par des artistes et des citoyens de tous horizons sera également l’objet de « CAMINO ».


Pourquoi le mot Camino ?
Camino, c’est le chemin, le déplacement qui permet d’aller d’un point à un autre. C’est une ligne qu’on parcourt pour aller d’un lieu à un autre. Camino…caminar, caminarem, cheminer…

Le mot Camino nous a semblé le plus pertinent. Il s’ agit de cheminer vers la non-violence. Un chemin semé d’ embûches, un chemin à découvrir, un beau chemin à parfaire, à entretenir… Le chemin jusqu’au festival et jusqu’à une culture de la non-violence est encore long. Mais les efforts de chacun pour cette création collective seront des plus précieux.

Extraits de la charte du festival

  • Article 1 :

Chaque participant aura préalablement pris connaissance de la définition de la non-violence présentée ci-dessous à l’article 1bis et s’engage à signer la présente charte. Les organisateurs s’engagent de leur coté à fournir des documents complémentaires pour découvrir au mieux la non-violence. Le Centre de ressources sur la non-violence de Midi-Pyrénées situé 11 allée de Guérande à Colomiers ( Tel : 05.61.78.66.8O ) se met à la disposition de tous les participants souhaitant obtenir des informations complémentaires sur la non-violence.

  • Article 1bis : Définition de la Non-Violence

La non-violence se positionne comme une véritable arme pour lutter contre toutes les formes d’injustices sans l’utilisation de la violence.
Dans nos sociétés, les violences revêtent des formes multiples. Il y a des violences économiques qui privent des millions de personnes de leurs droits vitaux à l’alimentation, à la santé et au logement. Il y a des violences politiques qui privent les citoyens de nombreux pays de leur droit à la liberté. Il y a les violences idéologiques qui prétendent imposer une pensée unique. Il y a les violences militaires qui accumulent les destructions et les morts. Il y a les violences sexistes qui bafouent la dignité de nos mères, de nos sœurs, de nos femmes et de nos filles. Il y a des violences écologiques qui peu à peu détruisent notre environnement jusqu’à le rendre invivable. Sans parler des violences conjugales ou des violences de la rue ou à l’école. Et cette liste n’est pas close !
Extrait de la charte éthique de la coordination française pour la décennie internationale pour une culture de la Non-violence et de la paix.

« La culture de la violence justifie et valorise le recours à la violence dans les différents domaines de la vie, de façon courante ou exceptionnelle. Cette culture, qui ne permet pas une paix véritable, a été prédominante dans l’histoire de l’humanité jusqu’à aujourd’hui, même si bien des tentatives pour s’en échapper ont marqué l’histoire humaine et si de nombreuses règles ont été posées pour limiter cette violence.
Dans une telle culture, les valeurs sont centrées sur la satisfaction immédiate des besoins et la recherche du profit pour quelques-uns au détriment des conditions de vie du plus grand nombre, ainsi que de l’intérêt des futures générations. L’emploi de la violence vise à dominer l’autre et à exploiter l’autre, à blesser et à détruire ce qui fait la dignité humaine, à savoir la liberté, l’intégrité de chacun, la justice, la paix et jusqu’à la vie elle-même. Cette dynamique de domination au niveau international, qui se traduit par une compétition économique exacerbée et un surarmement, engendre un développement des conflits.
Dans une culture de violence,les Droits Humains et les règles démocratiques sont méprisés, les biens et les ressources sont inégalement répartis, l’information n’est ni libre ni objective, les consciences doivent souvent subir la pression d’une idéologie dominante, l’environnement est détruit...Il est donc de notre devoir de créer les conditions qui permettront aux jeunes du monde entier de trouver la force qui nous a manquée pour transformer cette culture en une culture de vie.

Vers une culture de la non-violence

…Chaque être humain porte en lui la violence qui lui est transmise par cette histoire et cette culture de l’humanité. Mais ce n’est pas une fatalité. Si l’être humain est capable de violence, il est aussi capable de non-violence. Cela suppose que tous se mettent à l’œuvre. Ce travail déjà commencé doit être développé pour que la non-violence devienne le fondement de notre culture…. »
La non-violence est une lutte, un combat contre toutes les injustices individuelles ou collectives.
La non-violence, c’est dire « non à la violence ». Ce « non » n’est pas un non de négation, mais un non de résistance.
Car la violence blesse, meurtrit, détruit, elle alimente la spirale des revanches et des vengeances, mais ne résout pas durablement les conflits. Il n’y a pas de bonnes violences, quelle que soit la cause qu’elle prétend servir, car la violence engendre inévitablement des injustices et des souffrances. On ne construit pas la paix avec des armes de guerre, on construit la paix dans la justice avec des moyens justes et pacifiques.

La non-violence est une alternative à la violence :
Elle refuse les justifications et les mensonges de la violence
Elle dénonce les injustices de toutes sortes
Elle met en œuvre des méthodes d’action en cohérence avec la fin poursuivie
Elle recherche des solutions constructives pour résoudre les conflits de manière juste et durable.

La non-violence n’est pas une idéologie, mais une sagesse pratique qui nous invite à regarder en face nos propres violences afin de rechercher, inlassablement, de nouvelles attitudes qui respectent les valeurs de l’humanité. Nous sommes responsables avant tout de notre rapport à la violence. C’est pourquoi il ne s’agit pas seulement de condamner la violence des autres, mais d’agir soi-même de façon non-violente pour briser les logiques de violences auxquelles nous sommes régulièrement confrontés.

Pour sortir des processus sécuritaires qui enferment l’avenir dans la logique de la peur et de la violence (dans nos quartiers, mais aussi sur le plan international), pour construire une société plus juste et plus solidaire, la non-violence propose une autre approche des conflits qui dépasse les processus traditionnels « gagnant perdant » pour construire de nouvelles dynamiques « gagnant gagnant ».

La non-violence introduit de l’espérance dans un monde malade de la violence.

  • Article 2 :

Pour participer au Festival Camino, les créations ou les activités présentées devront obligatoirement être en lien avec la non-violence qui s’enracine dans la lutte et le combat contre toutes les injustices sans les armes de la violence.
Il s’agira de répondre à la question suivante : En quoi ce que développe ou présente telle ou telle association, individu ou mouvement s’articule avec la non-violence ? La ou les réponses peuvent se matérialiser sous plusieurs formes : un simple panneau, une exposition, des images évocatrices, un texte enregistré ou tout autre support qui sera jugé utile et pertinent.
EX : un producteur de légumes bio peut montrer que le respect de la terre passe par la non utilisation de pesticides chimiques. En ce sens une pancarte accolée à son stand peut montrer que le respect de la nature est un respect que l’homme se doit à lui-même….donc c’est une démarche non-violente pour l’humanité et son devenir….
Autre exemple : un professeur de collège pourra montrer avec des élèves au travers d’un spectacle ou d’une exposition les figures emblématiques qui ont marqué l’histoire de la non-violence.
De manière générale il s’agit donc de multiplier les messages de non-violence dans tous les domaines.

  • Article 4 :

La participation au Festival est gratuite pour toutes les associations et tous ceux qui proposeront des créations artistiques. En contre partie, les associations participantes s’engagent à proposer au moins une personne bénévole pour l’organisation générale du festival.
Seules les entreprises (et non les associations) vendant des produits sur place devront s’acquitter la somme de 100 euros pour la totalité des 3 jours du Festival. Une partie de ces sommes sera reversée à des projets d’associations agissant sur le terrain de la non-violence.

  • Article 6 :

Les organisateurs se réservent le droit de refuser tout participant ne répondant pas à la finalité de la non-violence.
Aussi toute personne participant au festival présentant un comportement jugé violent et donc non respectueux des autres et de l’environnement s’engage à accepter une médiation avec une équipe de médiateurs mis en place durant toute la durée du Festival. Dans le cas de difficulté à régler de manière positive et rapidement d’éventuels conflits, les organisateurs prendront les dispositions nécessaires.
Tous les participants s’engagent à respecter les règles de sécurité et de fonctionnement établis par les organisateurs

Plus d’informations ?

Si vous avez besoin d’informations complémentaires pour préparer votre participation au festival « Camino » ou si vous souhaitez approfondir vos connaissances sur la philosophie, les méthodes, les actions et l’histoire de la non-violence, vous pouvez vous adresser au Centre de ressources sur la non-violence de Midi-Pyrénées :

Contacts :

Pour s’inscrire : ACSE 19 allée du Val d’Aran 31770 Colomiers
Tel : 05.61.78.40.74 ou 06.81.84.39.97
Email : acse3@wanadoo.fr

Pour mieux connaître la Non-violence :
CRNV Centre de ressources sur la non-violence de Midi-Pyrénées 11 allée de Guérande 31770 Colomiers
Tel : 05.61.78.66.80
Email : crnv.midi-pyrenees@wanadoo.fr
Site :www.non-violence-mp.org



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